dimanche 24 mars 2013
Bernard Mazo : Veilleur des rives
Et c’est là
dans cet écart aboli
que tout commence
B.Mazo
« Un poème chante ou ne chante », tel est le credo, me semble-t-il, de Bernard Mazo qui reprend un aphorisme de René Char. C’est en tous cas ce que j’ai retenu de notre échange à propos de la condition poétique. Bernard Mazo ne m’était pas inconnu, de proche en proche j’avais découvert, lu quelques uns de ses textes. Mais c’est grâce à la médiation, pour ainsi dire, du poète et peintre Hamid Tibouchi que j’ai eu le plaisir de le rencontrer et mieux le connaître, en la bonne ville de Rambouillet (dont la Médiathèque prête une attention fidèle à l’œuvre de l’écrivain et poète Rabah Belamri.…).
La cendre des jours qu’accompagnait graphiquement H. Tibouchi fut pour moi un accès vivifiant à l’univers poétique de Bernard Mazo. C’est « dans le silence habité du poème », qu’il cisèle ses strophes d’une grande sobriété métaphorique. Ses vers se déclinent comme des évidences, des sentences philosophiques (« on creuse/le silence/ On s’entête »).
Il se défie assurément de l’emphase et fait confiance à l’intelligence de l’éclair traqué dans ses ultimes fulgurances.
Il y avait plus d’une circonstance dans le parcours et l’œuvre de Bernard Mazo qui favorisait une réelle affinité ; D’abord, naturellement, il y avait le Sud, plus singulièrement, l’Algérie au destin entrecroisé si longtemps avec celui de la France. Bernard Mazo sans détour fait la part du tragique dans ce compagnonnage imposé par l’histoire coloniale. Comme beaucoup de jeunes Français, Bernard Mazo eut « vingt ans dans les Aurès ». et depuis, il confie qu’il porte l’Algérie et les Algériens dans son cœur « comme une blessure jamais tout à fait refermée et cela depuis plus de cinquante ans ». Il y a découvert la richesse de la culture multimillénaire berbère, et arabe en même temps que les affres du colonialisme avec son cortège de misère et d’injustice. Dans cette « salle guerre » qui n’avouait pas son nom, il a entendu également les appels de quelques Justes français, tels qu’ Henri Alleg, Maurice Audin , et autres hommes de conscience comme Jean de Maisonseul et le général Pâris de La Bollardière . Et, au cœur de ces Aurès tourmentés, la poésie était là. Eclairante et salvatrice.
Bernard Mazo à l’écoute des voix algériennes nouvelles, Kateb Yacine et Jean Sénac, parmi les premiers, entrait dans l’intimité d’une revendication nationale en même temps que dans les profondeurs des cultures du monde arabe. Dans son travail à venir, son passage par les Aurès aura été fertile.
Il retournera plusieurs fois en Algérie où il entretient des liens d’une grande densité en même temps qu’il développe une fine connaissance de la poésie algérienne.
La parole -comme sa poésie- de Bernard Mazo est d’autant plus précieuse en entre les deux rives de la Méditerranée pour à la fois entretenir la fraternité poétique et le partage humain.
Bernard Mazo n’esquive pas pour autant la complexité existentielle : « Au fond, j’ai ce travers de vouloir être aimé et de ne jamais oublier que nous avons une trajectoire mortelle, que nous sommes exilés sur terre, souvent désorientés face au grand mystère de la vie et de l’univers ».
Voyageur au long cours du fait poétique sur « cette terre vouée au désastre », Bernard Mazo nous confie sans réserve : « : Pour moi, la langue arabe est la langue de la poésie. Elle l’a fut dès la lointaine époque anté-islamiste avec le Soufisme puis ne cessa de se développer à partir de l’an I de l’Hégire, eut sa période flamboyante au cœur de la civilisation Arabo-Andalouse pour retrouver un second souffle dans la seconde partie du XX° siècle ». Ainsi les œuvres des grands maîtres tels Adonis, Georges Schéhadé, Salah Stétié Ounsi El Hage n’ont pas de secret pour lui tout autant que les nouvelles voix comme Joumana Haddad, Abdelmonem Ramadan, Salah Al Hamdani. Sans oublier Mahmoud Darwich qu’il tient pour « l’une des grandes voix mondiale contemporaine qui pouvait réunir des milliers de personnes pour ses lectures ».
A côté de ces grandes voix du monde arabe, il ne manque pas de préciser que « la poésie la plus novatrice s’est développée au Maghreb et plus spécifiquement en Algérie avec ces grands poètes francophones ».Ayant une connaissance étendue des expressions poétiques dans le monde arabe, le propos de Bernard Mazo est loin d’être une convenance généreuse à l’égard des poètes du Maghreb.
Mieux, il nous surprend encore par l’attention vigilante qu’il prête aux nouveaux paysages poétiques originaires de cet espace. . Il s’agit de la poésie féminine dans son versant francophone comme arabophone qu’il dépeint avec enthousiasme, la trouvant d’une « force et d’une richesse exceptionnelles. Poésie de résistance, poésie de revendication, poésie tissée d’images fortes et d’un lyrisme retenu ».
C’est une chance précieuse qu’ont les poètes du Machreck et du Maghreb d’avoir au pays de Rimbaud et de Char un tel ami attentif à leurs créations et qui en témoigne avec une pénétrante assiduité.
A l’écoute du « bruissement mystérieux du monde » Bernard Mazo domestique ses fureurs et ses débordements par l’exercice d’une poésie solidaire mais qui ne renonce pas aux emblèmes de la rigueur et de la profondeur esthétiques.
« Il écrit au nom/de tout ce qui ne veut pas mourir …/ dans le torrent impassible/des jours. ». C’est sa réponse tranquille à l’implacable question de Hölderlin «A quoi bon des poètes en temps de détresse ? ».
Abdelmadjid Kaouah
Résurrection à Ramallah
C’est le récit d’un mort. Avant même de terminer la première page, on sait que le narrateur est engagé dans un voyage sans retour. Sur plusieurs plans, celui d’une inexorable avancée de la mort dans un retour salvateur à l’enfance et une pérégrination à la fois métaphysique et panthéiste dans les tréfonds de la nature et de l’histoire Autant de directions qui cheminent lentement vers une sorte de promesse de résurrection. Celui qui nous dit « Je serai parmi les amandiers » se nomme Husseïn Al-Barghouti. Il est Palestinien, né dans le village près de Ramallah, en 1954. C’est un brillant universitaire, titulaire d’un doctorat en littérature comparée aux activités littéraires et artistiques multiples. Poète, parolier, dramaturge, scénariste et essayiste, il compte parmi les fondateurs de la revue Al Shu’ara (Les Poètes) publiée par la Maison de la poésie de Ramallah. Il a connu l’exil aux Etats-Unis où il a vécu une trentaine d’années. Donc, pour ceux qui sont à l’écoute de la création palestinienne, l’une des plus remarquables dans le paysage littéraire du monde arabe, Husseïn Al Barghouti n’est pas un inconnu. Il avait déjà attiré fortement l’attention avec Lumière bleue, oscillant entre le récit autobiographique et la prose poétique dans une atmosphère dense et onirique. Barghouti y tisse avec sincérité et sensibilité un réseau de ses souvenirs d’exilé aux USA, au Liban et même en Palestine après son retour. Selon Mahmoud Darwich “Probablement la plus belle réalisation de la littérature palestinienne en prose ». Pour Rania Samara, sa rencontre avec un soufi d’origine turc, mi-sage mi-fou et clochard à l’occasion, (…) marquera durablement sa vie et sa pensée ». Son second récit autobiographique, que l’on peut considérer comme son œuvre testamentaire (bien qu’il aurait laissé de nombreux inédits) est donc pareillement un voyage initiatique. Mais cette fois immobile, car atteint d’un cancer, il revient à la maison familiale près de Ramallah où il engage une corrida avec la mort. La mort en Palestine est une réalité d’ne effroyable banalité. Elle relève généralement du martyre. Et en ce sens, elle plutôt un acte, un engagement suprême, un sacerdoce auquel les Palestiniens concèdent avec fierté. Mais il en va différemment lorsque parmi son peuple, nous sommes dans la période de la Seconde Intifada, en 2002, on est déjà en quelque sorte un mort-vivant. « Il ne me reste plus d’autre place, dans cette Intifada, que de me rendre à l’hôpital de Ramallah de manière tellement répétitive qu’elle aussi en devient ennuyeuse. C’est devenu ma Mecque, mon ultime mur des Lamentations : là-bas, il y encore un espace pour moi entre les nouvelles accouchée à l’étage du dessus et les chambres froides de la morgue à l’étage du dessus. Je suis un é clopé qui erre à la lisière des évènements, à la périphérie des choses ». Ni blessé, ni martyr agonisant, notre narrateur constate qu’il une sorte de fardeau, de parasite, enfermé dans sa solitude et son destin individuel. . Il n’est qu’un vocable, une expression arcboutée entre le langage des vivants et des morts : il est « un patient ordinaire ». Si ordinaire que par les effets indicibles de la chimiothérapie, il est progressivement précipité dans une implacable introspection et une migration onirique dans les siècles et les mythes.
Mais on m’a dépouillé de mon histoire, je ne suis plus qu’un arbre à la croisée des chemins. Tout en partageant le sort de son peuple, ce « patient ordinaire » est doublement dépossédé. Par l’occupation militaire (décrite allusivement)et la maladie qui en est un développement métaphorique. Husseïn Al-Barghouti décrit à la fois une aliénation et son contre-poison : « Et maintenant le cancer essaie de me dépouiller de mon corps. En me regardant dans la glace, je me suis dit qu’il ne me manquait qu’une de ces longues robes jaunes qui seyent à un devin ou à un enfant prophète, de vieilles sandales de cuir et des orteils crasseux capables d’affronter la boue des marécages. Et qu’il ne me restait plus qu’à partir à la recherche d’un nom pour moi et d’une ville pour mon nom, dans l’histoire de ce fragment d’histoire. Je parcourrais Thèbes d’Égypte, Byblos et Babel, Palmyre, Petra et l’Andalousie, même si le pas de mes sandales n’est « qu’un lys blanc sur un chemin dévasté. »Pendant une période, j’ai adopté le nom de Tirésias pour m’adresser à moi-même. D’ailleurs il m’arrivait de changer de nom et de lieu de résidence. Parfois j’étais Marduk, le dieu suprême des Babyloniens, d’autres fois Imru’al-Qays, ou quelque commensal récitant des vers de Mutanabbî dans les tavernes d’Alep… ».
Revenu d’exil, atteint mortellement, dans l’amanderaie plantée par ses parents , l’année de leur mariage, une date combien tragique pour les Palestiniens, 1948, le temps de la Nakba, temps de la cession et de l’exode forcé, celui qui a mis des milliers de kilomètres entre lui et son origine, alors que le temps lui est mesuré impitoyablement, tisse les fis de sa résurrection par une plongée onirique au plus profond de ses racines, au plus lointain de sa présence au monde en un vertige kaléidoscopique où se côtoient Enüma Elish , récit babylonien de la création du monde, les ancêtres cananéens, , les poètes préislamiques, Imru’ al-Qays , Chanfarâ et les Sa’ âlik, poètes-brigands, Alexandre –le-Grand, Banou Hillal et leurs congénères gitans qu’accompagne le chant profond de Lorca, l’éblouissante Petra da son rêve de pierre ( c’est ainsi qu’il a baptisé son épouse), Alexandrie , les Pyramides, Ahmad Chawki et T.S. Eliot et sa « Terre vaine ». Sans oublier le verbe flamboyant sur le Cha’ tat de Mahmoud Darwich qui traverse de part en part ce livre d’une centaine de pages. Une somme savante et élégiaque, dans une belle traduction de Marianne Weiss. Chant d’adieu et de renaissance. Hussein Al-Barghouti, sans aucun doute, a paraphé dans l’histoire des lettres arabes contemporaines, un destin rimbaldien.
A.K.
____________________
Je serai parmi les amandiers de Hussein Al-Barghouti, Sindbad/Actes Sud, 2008
mercredi 2 janvier 2013
Asgwas amegas Bonne année 2013 عام سعيد !
Tout
passe
et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins…
et tout demeure
Mais notre affaire est de passer
De passer en traçant
Des chemins…
Antonio Machado
vendredi 5 octobre 2012
LE BULLETIN D’OXYMORE
VOTRE MAGAZINE LITTERAIRE HEBDOMADAIRE SUR RADIO
CANALSUD TOULOUSE
Livres, chroniques, lectures parutions
sons musiques coups de cœur et
d’humeur et autres digressions…
Une
émission produite et animée par Majid K.
L’Echo des Coups DE CŒUR
:
Merci à Audrey Pulvar qui a lu Messaour Boulanouar, poète algérien, extrait de La Meilleure Force, tiré de Quand la Nuit se brise, anthologie
de poésie algérienne, Points édition (dirigée et présentée par Abdelmadjid
Kaouah, dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre…)
Le billet d'Audrey Pulvar sur France inter l'émission
du mardi 20 mars 2012
Musique : Claude
Nougaro, Les Mots, album La Note
Bleue
***
PROCHAINEMENT A OXYMORE :
Jeudi
11 octobre à partir de 15h30 : Francis Pornon, connaisseur et auteur de plusieurs
livres sur l'Algérie, a voyagé cette année d'Oran à Annaba en passant par
Alger, Constantine et Bejaia. Ayant publié un nouveau reportage et des
réflexions lors du 50è anniversaire de l'indépendance (L'Humanité et L'Humanité-dimanche),
il présente en avant-première au salon Polars du sud son dernier roman : A
la santé des Pachas aux Ed. Après la lune (collection "Bel
horizon" dirigée par Yasmina Khadra).
Et
« Guerre d’Algérie, Guerre d’indépendance Paroles
d’humanité » Association des 4ACG Collection «Histoire de vie» un
livre de témoignages croisés franco -algérien sur la guerre d'Algérie. Préfaces
de Benjamin Stora, Ouanassa Siari Tengour et Raphaëlle Branche. Témoignages d'anciens
appelés et d'anciens résistants algériens avec la participation de Gerard Kihn
, auteur du « Sang des autres »
et de Jacques Carbonnel.
CINESPAÑA
RENCONTRE
AVEC LUIS
TOSAR
:
A ne pas rater : rencontre exceptionnelle avec l'acteur LUIS TOSAR.
Né en 1971 à Lugo, en Galice, Luis Tosar
est, avec plus de trente films à son actif, l’un des principaux et plus
talentueux acteurs espagnols des dernières années.Après des débuts dans le
théâtre et le court-métrage, il incarne au début des années 2000, le rôle du turbulent
José, travailleur au chômage du port industriel de Vigo, aux côtés de Javier
Bardem, dans les Lundi au soleil (Fernando León de Aranoa, 2002), film qui le
fait remarquer du grand écran. Les rôles s’enchaînent et sa carrière s’avère
riche en rencontres avec de prestigieux réalisateurs espagnols : Jose Luis
Borau, Agustín Díaz Yanes, Cesc Gay, Manuel Gutiérrez Aragón…Son physique
anguleux et viril lui fait souvent interpréter des personnages en lutte avec la
réalité : actifs, révoltés et parfois menaçants comme à l’occasion de ses
diverses interprétations du cadre supérieur, version amère et obsessionnelle
dans La flaqueza del bolchevique (Manuel Martín Cuenca, 2003) ou agressive et
sadique dans Casual Day (Max Lemcke, 2007).Acteur surdoué et caméléon, capable
de tout interpréter, du cinéma fantastique (Mientras duermes, Jaume Balagueró,
2011) à la comédie (Inconscientes, Joaquin Oristrell, 2004) en passant par le
film d’auteur (También la lluvia, Iciar Bollaín, 2011), Tosar excelle à créer
des personnages incommodes et hargneux, durs à cuire pas toujours faciles à
aimer.Ses créations les plus populaires et marquantes de mari violent dans Ne
dis rien (Icíar Bollaín, 2003) et de détenu dangereux dans Cellule 211 (Daniel
Monzón, 2009) le consacrent et lui valent deux Goyas (l’équivalent des Césars
français).Connu pour son engagement dans les mouvements sociaux, Luis Tosar
aime s’aventurer en terres inconnues, mais sans oublier ses racines. Au cours
des dernières années, il a multiplié les expériences internationales avec des
cinéastes de la taille de Michael Man (Miami Vice, 2006) ou de Jim Jarmush (The
Limits of Control, 2009). Fervent défenseur de la culture galicienne, il a
également amorcé un retour au théâtre en remontant, en 2011, après 17 ans d’absence,
sur les planches du Centro Dramático. Galego pour jouer Brecht.
« Antonio Soler (Málaga,
1956) : une des voix majeures de la littérature espagnole
contemporaine. Son roman, «Le Chemin des Anglais» (2001) eut une forte
audience populaire et a été adapté à l'écran par le prestigieux acteur et
metteur en scène Antonio Banderas. Interview paraîtra prochainement dans les colonnes de la presse écrite (Algérie News, en version
abrégée su Le Petit Journal, hebdomadaire du Sud-Ouest).
Revue
et Relectures :
Convergences : suite sur Oxymore de la présentation de la Revue de création.
Georges Habache : « Les révolutionnaires ne meurent jamais . Conversations avec Georges Malbrunot, aux éditions Fayard (collection Témoignages pour l’histoire)
L’INVITEE D’OXYMORE
Frédérique MARTIN
Emission Oxymore du 4 octobre 2012
BELFOND 2012
Après cinquante-six ans de vie commune, un couple est
contraint d’abandonner sa maison. Zika, souffrant de problèmes cardiaques, doit
se faire soigner à Paris. Elle est hébergée chez Isabelle, leur fille, tandis
que Joseph est accueilli chez leur fils Gauthier en province. Pour faire face à
l’éloignement, ils commencent une relation épistolaire. Mais l’espoir des
retrouvailles s’altère, Zika et Joseph se révoltent contre cette séparation
forcée. Ils découvrent alors leurs propres faiblesses, et les déviances
enfouies de leurs enfants…(Betty – Cultura Carcassonne) Grand
coup de cœur des libraires Cultura, ce roman fait partie de la sélection : Talents à
découvrir 2012.
L’ECHO DES Librairies : L'Espagne littéraire continue à être présente à Toulouse après la clôture de Cinespanà. Au Forum de La renaissance : 4e Festival international des littératures policières de Toulouse du 12 au 14 octobre 2012 accueillera, notamment, des auteurs espagnols qui se sont illustrés dans le genre comme Alfonso Mateo-Sagasta, José-Carlos Somoza, Ignacio Del Valle et Victor Del Arbol… A noter aussi la présence de la librairie de Barcelone «Negra Y criminal», qui proposera des ouvrages en espagnol. «L'Indépendance de l'Algérie : de l'Histoire à la fiction, 50 ans après» est à l'affiche de «Polar du Sud» dont l'inspirateur -fondateur est Claude Mesplède, l'auteur du «Dictionnaire Mondial des littératures policières .
Coup de
projecteur :
à
TOULOUSE - BASSO CAMBO
LIBRAIRIE
DE LA RENAISSANCE
|
Toulouse
Polars du Sud vous donne rendez-vous pour son
4ème
festival international des littératures policières.
Ce 4ème festival des
littératures policières de Toulouse a l’honneur d’accueillir cette année
l’écrivain britannique Roger J. Ellory les 12, 13 et 14
octobre.
|
Rencontre avec Sara Rosenberg et Belinda Corbacho, sa traductrice, à l’occasion de la sortie Un fil rouge, aux éditions La contre allée. Un roman politique et poétique qui raconte l’histoire de Julia Berenstein, jeune femme engagée dans l’action révolutionnaire en Argentine, dans les années soixante-dix. Terra Nova 9 octobre à 19h.-18, rue Gambetta 3100 TOULOUSE- 05 121 17 47. www.librairie-terranova.fr
L’Echo DES BIBLIOTHEQUES : Rencontre d'auteur Danielle Thiéry
L’ECHO des Théâtres : Théâtre-Performance Anne Lefèvre, conception et performance Enrico Clarelli, vidéo et performance , Jacky Mérit, musique – Le Vent des Signes et Cyril Monteil, lumières seront les invités exclusifs d’Oxymore le 8 novembre à l’occasion de la nouvelle Création Théâtre Le Vent des Signes : J’ai apporté mes gravats à la déchetterie de Anne Lefèvre mar 13 ► sam 24 nov à 20h30
Echos d’ici et d’ailleurs :
*Hommage à Thomas Sankara ‘’L’homme intègre’’ ou le « Che »
africain. Demandez le programme détaillé
à « L’ouvreuse », 2 rue Bertrand de Born –Place Belfort et au Hangar
8bis rue de Bagnolet Métro-Toulouse ainsi qu’à Radio Canalsud, Toulouse (92.2FM et www.canal-sud.net
) 40 rue Alfred Duméril- Toulouse. Antenne
téléphone : 05 61 53 36 95
*Association Karavan:
Le Ciné-Club de la diversité : ‘’ LUMUMBA’’ un film de Raoul PECK le
16 octobre 2012 au Café-restaurant
« Le Bijou »-123, avenue de Muret- TOULOUSE. ENTREE GRATUITE
L’ECHOS
DES EXPOS : Martine Villemain s’expose :Traces et
rencontres.... traces et rencontres... les paroles sont vides, le pinceau
laisse des traces. traces et rencontres. Chaque rencontre est une
incarcération. traces rencontres. Vernissage vendredi 5 octobre 19h....
Le Goncourt des lycéens : Rencontre probable à Oxymore / Canalsud avec le Jury du
Lycée des Arènes
RIVAGES :
AG
de l'ANPNP du 6 octobre 2012
ESPACE
DES DIVERSITES ET DE LA LAïCITE
38 Rue d'AUBUISSON 31000 Toulouse
Programme :9h
: Accueil des participants
9h30 -
13h: Ouverture de la séance par le Président,
Exposés
du rapport et du rapport financier,
Discussion
des rapports et débat sur l'activité.
13h :
Apéritif et repas en commun sur le site
15h:
Intervention des personnalités invitées (associations, partenaires,
institutionnels)
Echanges
avec la salle
16h :
Discussion sur l'orientation générale de l'association
17h30
-18h: Renouvellement du bureau. Election des président, vice- présidents,
trésorier etc… Clôture de l’AG.
18h -
19h : Conférence de presse (lieu à préciser)
En
soirée, à partir de 19 h 30, cocktail et restauration en commun au restaurant
"Thurres" en compagnie d'un groupe de musique arabo-andalouse. 196
rue Henri Desbals, métro Mermoz sur la ligne A - Tél 05 61 40 25 12
DIMANCHE
7 OCTOBRE
De
10h à 12h, visite guidée touristique
dans le vieux Toulouse - RDV jardin du Capitole (métro Capitole) ; spectacle de
rue de la compagnie Rascalou, « les fils des hommes ; l'Algérie en mémoires »
13h :
Repas en commun à l'Association PARTAGE
dans le quartier populaire de La FAOUERETTE
15h30 :
Fin des festivités
« Démarche
originale des progressistes (de longue date) d'Algérie s'engageant non en
posture doloriste mais avec amour et respect (revendiqués réciproques!) . AG
et spectacle de rue (remarquable) de
Rascalou au Donjon du Capitole » D.R.
L'association culturelle Coup de Soleil, a été créée en 1985
pour bâtir des ponts entre les deux rives de la Méditerranée, valoriser ce qui
nous lie les uns aux autres, avec la saveur de nos différences, témoigner des
fraternités possibles et de l'avenir à construire ensemble.
La section
"Midi-Pyrénées" est née en 2006, avec le désir de développer la
connaissance et le respect mutuels sur notre territoire.
Dans cet esprit, elle
s’est associée à la section "Languedoc Roussillon"
pour présenter au public des œuvres récentes d'auteurs issus du "Maghreb
des deux rives", en proposant le "Coup de Coeur" de Coup de
Soleil, un prix littéraire décerné par les lecteurs des bibliothèques,
médiathèques, librairies partenaires, réunis en groupes de lecteurs ou isolés
dans la région. L'objectif est de faire connaître cette littérature de qualité
à un large public.
Le lauréat 2012, M. Yahia Belaskri sera reçu ,
tout d'abord à la librairie La Préface à Colomiers le mercredi 10
octobre à 20h30, puis à la bibliothèque de Croix Daurade le mercredi 14
novembre à 18h. Il viendra rencontrer ses lecteurs et parler de son livre Si
tu cherches la pluie, elle vient d'en haut.
Ce roman, une œuvre
forte et émouvante, dresse le portrait sans concession d'une Algérie gangrenée
par l'intégrisme religieux, la corruption, la misère et la violence. Deux
personnes traumatisées par un passé douloureux vont essayer de vivre malgré
tout.
L’ECHO Des MESSAGES :
KARAVAN :
Dialogue pour la liberté, Voix de femmes syriennes en France
SAMEDI
20 OCTOBRE 2012 à 16H
ESPACE
DES DIVERSITES ET DE LA LAïCITE
38 Rue d'AUBUISSON 31000 Toulouse
Du 6 au 14
Novembre 2012, Mahmoud Darwich sera «présent» à Toulouse avec le «Bleu du ciel
et le sable de la mémoire»
Mahmoud Darwich,
(né en 1941 en Palestine, décédé en 2008 aux Etats-Unis ) est considéré
comme l’un des plus grands poètes du XXe siècle. Ses textes sont traduits dans plus de
quarante langues et de nombreux comédiens, musiciens, chanteurs, calligraphes,
plasticiens y puisent force et inspiration.
Un
groupe d’amoureux de sa poésie a décidé un peu follement de «l 'inviter» à
Toulouse où il était venu présenter
et lire sa poésie, en organisant un
événement artistique, culturel et festif autour de son œuvre. C’est ainsi
qu'est né «Le bleu du ciel et le sable de
la mémoire », porté par la compagnie
toulousaine «Ici, Là- bas et Ailleurs» (CILBA), épaulé par plusieurs
partenaires ( CIAM/ Université de Toulouse II -Le Mirail, ESAV/Ecole Supérieure
d'Audio Visuel et cave-poésie René Gouzenne)
et soutenu par la Mairie de Toulouse.Plusieurs expressions artistiques
se croisent et se répondent durant 9 jours en des lieux divers de la ville,
poésie bien sûr mais aussi cinéma, musique, danse, art plastique, débats,
évocations....
Du 8 au 15 novembre des rencontres variées qui conduisent le
public de terre d'exil en terre d'exil, de la Galilée à New York, de Beyrouth
bombardée aux terrasses des cafés de Paris, de la «soie des mots brodés» de
Grenade à Ramallah assiégée, de la
prison à la liberté : films avec
l'ESAV, poésie bien sûr avec Serge Pey, Bruno Ruiz, Abdelllatif Laâbi....
et Elias Sanbar, ami de toujours, qui troquera
son habit de diplomate palestinien auprès de l'UNESCO pour devenir passeur de
poésie. D'abord, du 8 au 21 novembre, la superbe exposition «Une nation en
exil, hymnes gravés» de Rachid Koraïchi et Hassan Massoudy au CIAM.Parlerons de
Darwich et de son œuvre des écrivains, chercheurs, poètes tels Farouk Mardam Bey, traducteur, auteur (
Actes Sud), Breyten Breytenbach, peintre et écrivain, Gilles Ladkany...Il y
aura aussi de la danse avec Michel Raji, de la musique avec Olivier Brousse,
Thierry di Filippo, des contes populaires de Palestine, de la poésie en
lectures bilingues, un jeune poète
palestinien etc
Renseignements :
0638 85 21 79 bleuduciel.tlse@hotmail.fr
– compilba.free.fr/
Affiche: intervention
photographiée d'Ernest Pignon Ernest Mur de Bethléem, 2009.
CONFERENCE – DEBAT A TOULOUSE VENDREDI 5 OCTOBRE 2012 à
20H30- Centre Culturel Albin-Melville- Place Martin Luther King Métro Bellefontaine Ligne A.
LA PALESTINE
D’HIER ET D’AUJOURD’HUI :
Il
y a 30 ans, Sabra et Chatila, un crime sans
châtiment. Aujourd’hui, Gaza et les révolutions arabes.
Avec Jacques-Marie
BOURGET : Grand reporter, a travaillé pour les plus grands titres
de la presse auteur du livre « Sabra et Chatila, au coeur du massacre » qui
vient de paraître
& Christophe OBERLIN,
chirurgien et professeur, spécialiste de la chirurgie de la main et de microchirurgie.
Depuis de nombreuses années, il dirige régulièrement des missions chirurgicales
et universitaires à Gaza.
Il a publié notamment « Chroniques de Gaza » (2011) et « Bienvenue en
Palestine – Destination interdite » (2012).
L’ECHO DES ECHOS :
Benoît
SEVERAC, écrivain : ‘’j'ai fait la
connaissance de la formidable équipe de la bibliothèque des Izards... J'ai eu envie de renvoyer l'ascenseur pour cet
accueil, à ma façon, sans ménagement, en broyant du noir. J'ai écrit une
nouvelle dans le cadre du festival La Novela organisé par la mairie de Toulouse
(c'est en ce moment, le programme est là http://novela2012.toulouse.fr/). Ma
fiction est née de la rencontre avec Sergine Ponsard, chercheur du Laboratoire
Evolution et Diversité Biologique de l'UPS. Le texte vient d'être publié par
les Nouvelles Editions Loubatières avec onze expériences similaires (11 binômes
"un auteur / un chercheur").Je la lirai pour vous le Samedi 20
Octobre 2012 à 15h, à la bibliothèque des Izards, M° Très Coucuts.
**
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